Le Terrain

J'ai écrit Le Terrain entre le 31 août 2017 et le 18 novembre 2018. 
Une canicule succédait à une autre canicule, les accords de la COP 21 n'étaient pas respectés et on commençait à parler d'urgence climatique.
Beaucoup de fictions littéraires ou cinématographiques étaient des dystopies qui décrivaient notre avenir sous son aspect le plus sombre, le plus catastrophique, où tout allait mal et où les gens se tiraient dans les pattes.
J'avais envie d'écrire une utopie, de donner de l'espoir, en privilégiant ce que j'aime : des personnages, une intrigue.
Ce qui est troublant, c'est la presque parfaite correspondance de cette histoire avec les événements que nous sommes en train de vivre. 

7 avril 2020

Parce que Norma s'est foulé la cheville et qu'elle habite au quatrième étage, elle décide d'habiter provisoirement dans l'atelier d'une amie situé en rez-de-chaussée, à Montreuil. Dans cet atelier, elle découvre un passage qui ouvre sur une brèche temporelle. Elle s'y aventure mais en revient porteuse d'un virus mortel qui déclenche très vite une pandémie. Rescapée et seule au monde, alors que Paris brûle, elle choisit de reprendre le même passage pour se réfugier dans le futur. Elle rencontre alors la communauté des femmes du Terrain, qui vivent à Montreuil, une centaine d’années après l'effondrement de notre civilisation. La vie qu'on mène là lui fait oublier comme un mauvais rêve l'époque qui a été la sienne. 

Le Terrain - Nadia Bouzid
Quand Beretta est morte
Quand Beretta est morte - Nadia Bouzid

Quand Beretta est morte raconte un moment de la vie d’une adolecente. Isabelle, la narratrice, tombe amoureuse de Beretta, dans un lycée de Strasbourg. Isabelle souffre de l’accusation de bizarrerie. Beretta, belle, méprisante et désespérée, la fascine par son intransigeance et sa radicalité. Elles vont devenir criminelles par dégoût du confort et de la vie ordinaire.
Quand Beretta est morte, c’est La Boum en version noire. On est dans la haine du monde chez ces deux adolescentes de la classe moyenne, passionnées de littérature. Beretta et Isabelle se reconnaissent dans leur aversion commune pour la bêtise, la médiocrité et la banalité de la vie ordinaire.
Les actes qu’elles accomplissent ont une valeur conjuratoire, et la passion amoureuse qui est née entre elles doit être inédite. Mais la perfection qu’elles recherchent se dérobe sans cesse.

L'Alpha
L'Alpha - Nadia Bouzid

Depuis qu’elle s’est réveillée dans cette maison sinistre et encombrée de vieilleries poussiéreuses, Léo a l’impression de vivre hors du monde. Mais elle n’a pas vraiment le choix depuis qu’un incendie a ravagé son immeuble et qu’elle a échouéà L’Alpha, le vieux cinéma d’art et d’essai du quartier. Andrea, la propriétaire, lui a proposé un étrange marché : la loger en échange d’un travail… qui tarde à venir.
En attendant, Léo se voit confier des tâches plus absurdes et insensées les unes que les autres. Andrea est impénétrable, autoritaire, souvent bizarre. Inquiétante à l’image de sa maison, où elle se déplace en silence, surgissant à l’improviste. Bientôt, Léo a l’impression d’être surveillée par les murs eux-mêmes et finit par ne plus savoir qui elle est, ni ce qu’elle fait là.
Que lui veut Andrea ? Pourquoi personne ne doit-il savoir où elle vit ? Quels sont ces bruits qu’elle entend dans la maison ?

Toujours moins
Toujours moins - Nadia Bouzid

Une silhouette tangue le long du canal Saint-Martin et met sa vie en jeu à chaque pas. Une chienne est rendue à la SPA par sa maîtresse. Une employée des Postes décide de faire le vide autour d'elle. Jusqu'où peut-on aller pour se sentir libre ? Ces trois nouvelles parlent de notre époque et de la manière de la traverser.